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Quand j’ai amorcé ma transition vers un mode de vie végétalien, il y a de ça 9 ans, j’ai commencé tranquillement à m’intéresser aux produits pour le corps que j’utilisais de façon quotidienne. Pour la première fois, je me suis demandé ce que contenaient ces produits que j’appliquais sur ma peau et s’ils étaient vraiment aussi sains que ce que leurs étiquettes laissaient croire. Est-ce que le savon « super hydratant » avec lequel je me lavais, la crème « nourrissante » et le déodorant « sans traces blanches » valaient-ils finalement vraiment la peine d’être utilisés? Le plus grand organe du corps humain, c’est-à-dire la peau, absorbe tout ce qu’on y applique et tout cela finit par se retrouver dans le sang. J’ai donc rapidement appris à décortiquer et à comprendre les étiquettes de ces produits (une grande activité de végétalienne, n’est-ce pas?).
Si ce n’est pas comestible, pourquoi je l’appliquerais sur mon corps? La liste interminable d’ingrédients aux noms imprononçables m’a poussé à me renseigner davantage sur les produits que j’achetais. Non seulement ces ingrédients toxiques sont néfastes pour la santé, mais au-delà de notre petit bien-être, ils sont extrêmement nocifs pour l’environnement. Chaque fois qu’on se lave, tous les résidus se retrouvent dans les cours d’eau et participent ainsi à la pollution de nos sources d’eaux potables ou non.
Vous avez certainement entendu parler de l’initiative d’Obama signée le 28 décembre 2016 concernant l’interdiction d’utiliser des microbilles de plastique dans les produits cosmétiques. Depuis des années, ces milliards de microbilles de plastique (non biodégradables) présentes dans des milliers de produits vendus à travers le monde (notamment dans les exfoliants) font tranquillement leur chemin vers nos égouts et nos systèmes d’épuration, lesquels ne sont pas équipés pour filtrer ce type de microbilles. Ces microbilles presque invisibles contribueraient grandement à la soupe de plastique et à la pollution de nos océans. Impensable me direz-vous, surtout lorsqu’on sait que le marc de café, la cassonade ou la fleur de sel sont des produits naturels que tout le monde a dans sa cuisine et qui ont exactement les mêmes résultats sur l’environnement.
Malheureusement, les microbilles ne sont que la pointe de l’iceberg. Une panoplie d’autres composantes des produits que l’on se tartine sur le corps sont chimiques, toxiques et surtout absolument pas nécessaires pour obtenir une peau hydratée et en santé. On peut très bien arriver à faire des produits pour le corps avec des ingrédients biologiques, naturels et sains, faits maison, ou sinon choisir des produits pour le corps certifiés biologiques.
Je vous ai préparé un petit lexique des ingrédients toxiques contenus dans les produits de beauté. Voici les principaux ingrédients à éradiquer de votre salle de bain :

1. COCAMIDE DEA et LAURAMIDE DEA

Les produits à la texture crémeuse comme les hydratants et les shampooings en contiennent. En les liant à d’autres substances, ils peuvent former des nitrosamines cancérigènes.

2. PARFUM

Détrompez-vous, le mot parfum sur un produit ne veut pas dire huiles essentielles ou essence naturelle d’une plante. Ce sont des mélanges de produits chimiques et synthétiques qui peuvent déclencher de l’asthme et des allergies. Certains sont cancérigènes.

3. PARABENS

Faites attention aux ingrédients qui se terminent par PARABEN. Très utilisés pour la conservation des produits, ils sont catégorisés comme perturbateurs endocriniens et pourraient interférer avec les fonctions reproductrices mâles.

4. METHYLISOTHIAZONLINONE

Sur les étiquettes, il est écrit au complet ou il est abrégé (MI ou MIT). Ce produit chimique est un grand irritant pour la peau. On le trouve dans les lotions et les lingettes pour bébés.

5. 1,4-DIOXANNE

Un ingrédient cancérigène qui n’est malheureusement pas toujours indiqué sur l’étiquette. À éviter aussi, le SLES qui est souvent contaminé avec du 1,4-dioxanne.

6. BHT et BHA

Utilisés pour la préservation, ils sont nocifs pour le système endocrinien et sont bannis dans l’Union européenne.

7. OXYBENZONE

Cet ingrédient est fréquemment utilisé dans les formules de crèmes solaires en vaporisateur, y compris celles pour enfants. Il a un effet sur le dérèglement hormonal.

8. TRICLOSAN

On en trouve dans les produits antibactériens tels que le savon, le dentifrice et les désinfectants. Il est susceptible d’influer sur les hormones et de contribuer aux bactéries résistantes aux antibiotiques.

9. PETROLATUM

C’est un produit pétrochimique qui peut contenir dans impuretés cancérigènes. Il est utilisé dans certains produits en tant que barrière d’hydratation et pour donner de la brillance aux baumes à lèvres et aux rouges à lèvres.

10. PEG

Utilisés dans les bases de plusieurs crèmes cosmétiques. Ils seraient potentiellement cancérigènes et peuvent contenir du 1,4dioxanne.
Audrey Sckoropad